A propos

Aux origines, AsterX est une association créée par Patrice Munch et d’autres diagnostiqueurs en septembre 2005 afin de défendre l’utilisation d’appareils électrique à fluorescence X pour la détection du plomb dans les peintures ancienne. Elle présentent moins de risque pour l’opérateur et son entourage, et pourtant ont été interdites lors du passage de l’ERAP au CREP, au profit des machines à sources nucléides (radioactives). C’est alors que AsterX est entrée en scène pour interpeler nombre d’élus et de députés.

Nous défendons le choix de notre outils de travail pour la préservation de la santé, principe de précaution que l’on oubli d’appliquer ici.P. Munch

L’association AsterX

Alors que le décret n’est qu’en projet, un certain nombre de professionnels du diagnostique se rassemble pour faire front face à un décret qui promet de mettre leur santé, ainsi que celle de leur entreprise en danger. Rappelons qu’alors, la profession encore toute jeune, regrouper un certain nombre de diagnostiqueur ayant investi dans des machines électriques dont la valeurs était de l’ordre de 30 000€.

La première démarche démocratique est donc d’interpeller nos élus à ce sujet, chose faite extensivement. Nous avons sélectionné quelques courrier dans notre longue liste :

Tandis que la machine démocratique se met péniblement en branle – en ce qui concerne la défense de nos droit – le projet de décret avance bon train et l’on découvre qu’initialement, il n’a jamais été question d’écarter les machines électriques au profit des machines à sources. On posera ici simplement la question de ce qui aura pu motiver un tel changement ?

Puis finalement le décret passe. Seul recourt : le conseil d’état, qui finira par balayer d’un revers de manche la demande d’avoir le choix de son outils.

Le rebondissement suivant intervient en 2013, lorsqu’un premier cas de leucémie est reconnue maladie professionnelle. Nous contactons alors le cabinet du président de la république, lequel nous renvoie vers Mme la ministre Marisol Touraine. Détails de cette partie de l’histoire ici ->

À ce stade de l’histoire, nous avions demandé à consulter le rapport du LNE de 2010 qui devait permettre de statuer sur la dangerosité des machines. Pourtant ce rapport n’a jamais été disponible. Soit disant entaché d’erreur, nous n’avons jamais pu faire lumière sur cette partie de l’histoire.

En 2013, Aster X n’est plus très active comme association, mais Patrice Munch continue de mener bataille, désormais entouré de quelques irréductibles et des malades, le reste de la profession n’ayant pas conscience de la menace. Et pourtant la consécration n’est pas loin puisque la direction générale de la santé, l’Autorité de sûreté nucléaire, la direction générale du travail, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire ainsi que la direction de l’habitat, de l’urbanisme et des paysages, se sont réunis en septembre dernier afin d’expertiser et de coordonner les actions des différents acteurs en matière d’appareils de détection du plomb. Victoire !
Sauf que non, seul un petit fascicule est produit :

À RETENIR : l’opérateur doit être formé à l’utilisation de l’appareil.Un génie qui s'est rendu compte qu'il y avait une source nucléaire dans la machine ! (INRS)

Et comme pour nous achever, la Direction générale de la Santé nous répond sans ménagement en 2014 que pour tout opérateur utilisant correctement la machine, il n’y aurait pas de danger. C’est la faire preuve d’une limitation d’esprit sans pareil, car nous ne vivons pas dans un monde idéal et parfait. Les instructions hypothétique de ce qu’il faut faire ne doivent pas constituer le seuil de sureté.
En outre, deux principes sont largement oubliés : le principe de précaution et les effets à long terme.

A ce stade, nous avons laissé la justice faire son œuvre pour aboutir à la condamnation pour faute inexcusable. Patrice Munch a pour sa part été appelé sur d’autre mission, sans pour autant totalement délaisser ce combat devenu de principe et de bon sens.

Le mot de la fin

Aussi, au vu des cas de leucémie déclarés depuis, de maladies professionnelles, voire décès de diagnostiqueurs, au vu de « faute inexcusable de l’employeur » depuis 2016, nous estimons de notre devoir d’informer notre profession.

À cet effet, nous mettons ici en consultation une partie de notre documentation accumulée depuis le début de notre action : rapports, courrier aux députés, presse et même télévision.

Nous défendons le choix de notre outils de travail pour la préservation de sa santé, ainsi que principe de précaution – inscrit à la constitution – que l’on oubli d’appliquer ici et depuis de nombreuses années.

Patrice Munch
fondateur de d’AsterX, et ancien marchand de bien, est gérant d’un cabinet d’expertise depuis 15 ans. D’abord diagnostiqueur lui-même, il est consultant depuis 2013.